Ce mardi 28 mars a lieu la journée mondiale du sommeil. C’est l’occasion pour nous de vous expliquer plus en détail pourquoi le sommeil est indispensable pour bébé, les bienfaits de la sieste et que faire pour que bébé dorme.

Pourquoi le sommeil est indispensable ?

Le sommeil est indispensable pour de nombreuses raisons. Selon une étude d’Assurance Maladie en Ligne (AMELI), le développement cérébral de l’enfant est directement impacté par le sommeil. Celui-ci permet l’amélioration de la concentration, renforce les informations qui sont mémorisées et privilégie l’apprentissage. Le sommeil permet aussi l’amélioration de la mémorisation d’un concept tout juste appris de 30%. De plus, le sommeil permet de réguler bon nombre d’hormones chez l’enfant : l’hormone de croissance, le cortisol (hormone du stress), l’insuline (régule le taux de glucose) et les hormones de l’appétit. D’ailleurs, selon la même source, des études démontrent que les risques de surpoids sont plus importants chez des enfants qui ne dorment pas assez. Le sommeil réduit aussi les risques liés à l’hypertension artérielle et au diabète de type 2 quand l’enfant deviendra adulte. Il permet aussi d’avoir une meilleure réponse immunitaire face aux infections.
Il est important de rappeler qu’un bébé qui dort ne doit pas être réveillé, laissez-le se réveiller naturellement.

Les bienfaits de la sieste sur le sommeil

Le petit enfant a besoin de beaucoup d’heures de sommeil. Toutes ces heures de sommeil ne se passent pas pendant la nuit. Il fait des siestes pour subvenir à son besoin de repos.
A partir de ses 6 mois, l’enfant dort environ 14 heures sur 24 puis environ 12 heures à partir de ses 2 ans. Le petit enfant est tout le temps stimulé par ce qu’il se passe autour de lui. La sieste est un moyen de sectionner ces stimulations et abaisser son taux d’excitation.
A la maison, il est nécessaire que les parents s’adaptent au rythme de l’enfant et veillent à ce qu’il ne manque pas de sommeil. Dans Les crèches de Tilio, les professionnels s’adaptent à l’enfant et à son envie de dormir. Ses besoins seront toujours mis au centre des intérêts de la crèche et seront toujours respectés.
Si l’enfant refuse de faire la sieste, ne le forcez pas. Le but est de tout d’abord comprendre pourquoi il refuse. Selon Dr. Picherot, pédiatre s’étant adressé à Les Pros de la Petite Enfance, un bébé qui ne s’endort pas est souvent due à l’attitude de son entourage. Par ailleurs, un enfant ayant besoin de sommeil va souvent être en phase d’excitation intense et d’agitation. Dans ce cas, la sieste est le meilleur moyen pour l’enfant de pouvoir quitter cette phase.
La sieste va aussi permettre de réguler et donner des effets positifs à l’humeur de l’enfant. En relation avec ce qui a été dit précédemment sur sa phase d’excitation intense lorsqu’il est fatigué, la sieste va lui permettre de diminuer la fréquence de ses « crises », son anxiété et son hyperactivité.

Que faire pour que l’enfant dorme ?

Il faut savoir qu’il n’y a pas de solution magique pour qu’un enfant s’endorme ou dorme mieux. La technique qui va être présentée n’expose pas un cas général. C’est plutôt une proposition qui devra être adaptée selon la réceptivité de l’enfant.

Avant d’expliquer cette astuce appuyée par une étude pour que l’enfant dorme, il est important de vous expliquer comment se passe son cycle de sommeil.

Le sommeil pour un enfant, comme pour un adulte, comprend plusieurs cycles. Immuables, ils se répètent et ont une durée ainsi que des phases variables selon l’âge.

Selon AMELI, le sommeil d’un nouveau-né (0 à 28 jours) se compose d’un cycle qui répartit 3 phases : la phase d’endormissement, la phase de sommeil agité et la phase de sommeil calme. Le cycle de phase de sommeil agité et calme a une durée d’environ 50 minutes et se répète entre 4 à 6 fois (le nombre de répétitions est le même pour tout le monde). Donc, en moyenne, le nouveau-né dort environ 4 heures par période de sommeil.

Pour un nourrisson (28 jours à 2 ans), son sommeil se compose d’un cycle qui répartit 4 phases : la phase d’endormissement, la phase du sommeil paradoxal, la phase du sommeil lent et la phase du sommeil lent profond. La phase du sommeil paradoxal est une phase où le cerveau reste presque autant actif que pendant une phase éveillée. C’est la phase où l’on rêve et qui se caractérise par le Rapid Eye Movement (= Mouvements oculaires rapides). Le sommeil lent lui est un sommeil qui peut être plus ou moins profond et où l’activité cérébrale diminue. Le cycle comprenant les phases de sommeil paradoxal et de sommeil lent dure environ 70 minutes et se répète entre 4 à 6 fois. Donc, en moyenne, le nourrisson dort environ 5 à 6 heures par période de sommeil (hors sieste).

https://www.ameli.fr/assure/sante/themes/troubles-sommeil-enfant/sommeil-enfant-evolution-etapes

D’après une étude dirigée par Kumi Kuroda, chercheuse en comportement social affiliatif au RIKEN Center For Brain Science au Japon, les bébés qui pleurent sont physiologiquement affectés par le fait d’être tenus, portés et allongés. Cette étude a permis de recueillir un nombre de données suffisant afin de mettre en place une technique accessible pour augmenter les chances de calmer un bébé qui pleure et de le faire dormir dans son lit. Les chercheurs ont trouvé un problème en utilisant les données relatives aux battements cardiaques. Kumi Kuroda l’explique : « Bien que nous ne l’ayons pas prédit, le paramètre clé pour réussir à coucher les nourrissons endormis est le temps de latence à partir du début du sommeil ». Il a été constaté que les bébés se réveillent plus souvent lorsqu’ils sont couchés avant d’avoir dormi au minimum 8 minutes. Kumi Kuroda recommande alors pour un bébé qui pleure trop et n’arrive pas à dormir, que la mère le porte de manière régulière pendant environ 5 minutes avec peu de mouvements, puis qu’elle le porte 8 minutes en position assise avant de le coucher.